Comprendre
Nouvelle toxine botulique : ce qui change, ce qui ne change pas
Une nouvelle toxine botulique est autorisée dans l’Union européenne depuis juillet 2026. Elle agit plus vite que la toxine de longue durée et son effet dure moins longtemps. Elle ne la remplace pas : elle ajoute un choix, pour une seule indication, la ride du lion. Voici les faits, issus des notices officielles.
Une nouvelle génération de toxine botulique est arrivée en Europe en 20262. Elle complète la toxine de longue durée, présentée sur notre page comprendre la toxine botulique, sans la remplacer : la toxine botulique de courte durée (sérotype E) vous donne le choix entre deux profils d’action, à décider avec votre médecin.
À retenir
- Toxine botulique de courte durée, autorisée dans l’Union européenne depuis le 15 juillet 20262.
- Une seule indication : les rides intersourcilières (ride du lion) de l’adulte1.
- Premiers effets dès 8 heures, effet maximal vers le 7e jour, durée habituelle de 2 à 3 semaines1.
- Elle ne remplace pas la toxine de longue durée, qui reste le bon choix dans plusieurs situations.
- Le choix d’une toxine, et la décision de se faire traiter ou non, se prennent en consultation.
Qu’est-ce que la nouvelle toxine botulique ?
Il existe plusieurs toxines botuliques, désignées par des lettres : on parle de sérotypes. Jusqu’en 2026, toutes les toxines autorisées en esthétique en France étaient de type A3,5. La nouvelle toxine botulique est une toxine botulique de sérotype E1,4. Sa notice décrit une action rapide et de courte durée1 : sur ce site, nous l’appelons donc toxine botulique de courte durée, et les toxines de type A, dont l’effet dure plus longtemps, toxines de longue durée.
Le même mécanisme que la toxine de longue durée
Après l’injection dans un muscle, la toxine se fixe sur les terminaisons des nerfs qui commandent ce muscle, puis pénètre à l’intérieur. Là, sa partie active coupe une protéine appelée SNAP-25, indispensable à la libération de l’acétylcholine, le messager chimique qui ordonne au muscle de se contracter1. Le muscle injecté se contracte moins, de façon partielle et temporaire1. La toxine de type A agit sur la même protéine7 : les deux familles partagent donc la même logique, ce qui diffère, c’est leur rythme.
Pourquoi l’effet est-il plus court ?
La durée d’action dépend du sérotype. Chez l’animal comme chez l’humain, la toxine de type A a l’une des durées d’action les plus longues et celle de sérotype E la plus courte7. Une explication tient à la persistance de la partie active de la toxine à l’intérieur de la terminaison nerveuse : elle est la plus longue pour le type A, la plus brève pour le type E7. Quand la terminaison nerveuse redevient fonctionnelle, l’effet s’estompe1.
Est-elle autorisée en France ?
Oui, par la voie européenne. La Commission européenne l’a autorisée le 15 juillet 2026, après un avis favorable du comité des médicaments à usage humain de l’Agence européenne des médicaments le 21 mai 20262. Cette autorisation vaut dans tous les pays de l’Union, donc en France. Le médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée2.
Au 9 octobre 2026, la toxine courte durée n’avait pas encore de fiche dans la base de données publique française des médicaments3, et nous n’avons trouvé aucune date publique de mise à disposition en France. En dehors de l’Europe, elle est autorisée au Canada depuis le 22 juin 20264.
Pour quelle zone ?
Une seule. L’indication autorisée est l’amélioration temporaire de l’apparence des rides verticales intersourcilières modérées à sévères, observées lors du froncement maximal, quand elles ont un retentissement psychologique important chez l’adulte1. Le front, les pattes d’oie et les autres zones du visage ne font pas partie de cette autorisation1.
La ride du lion est aussi la seule zone pour laquelle les deux familles de toxines sont autorisées en France : les toxines de type A à usage esthétique autorisées en France ont toutes cette indication8,9,10,11. La fiche toxine botulique et ride du lion explique pourquoi on traite cette zone, comment, et ce qu’il faut savoir avant de se décider.
Un profil différent : plus rapide, plus court
Ce qui distingue la toxine courte durée tient en trois moments : quand l’effet commence, quand il est le plus fort, et quand il s’arrête.
Frise comparant les deux familles de toxines botuliques. La toxine de courte durée agit dès les premières heures, atteint son maximum vers la fin de la première semaine et s'estompe en quelques semaines. La toxine de longue durée agit en quelques jours, atteint son maximum en quelques semaines et s'estompe en plusieurs mois.
Toxine botulique de longue durée
- Premiers effetsEn général 2 à 3 jours (jusqu'à une semaine)
- Effet maximalEntre la 2e et la 4e semaine
- Durée habituelle3 à 4 mois en général, jusqu'à 6 mois selon le produit
Toxine botulique de courte durée
- Premiers effetsDès 8 heures
- Effet maximalVers le 7e jour
- Durée habituelle2 à 3 semaines
Temps après l’injection · Échelle non proportionnelle : chaque intervalle couvre une durée plus longue que le précédent.
Quand l’effet commence-t-il ?
Selon sa notice, les effets cliniques commencent à se manifester 8 heures après l’injection1. Ce chiffre correspond au premier moment mesuré dans les essais : c’est un début d’effet, pas un résultat complet. Avec une toxine de type A, les premiers effets apparaissent en général en 2 à 3 jours, et jusqu’à une semaine selon le produit8,9.
Quand l’effet est-il maximal ?
L’effet maximal de la toxine courte durée est observé vers le 7e jour1. Pour les toxines de type A, il est atteint, selon les produits, au cours de la 2e semaine ou vers le 30e jour : retenez « entre la 2e et la 4e semaine »8,11.
Combien de temps dure-t-il ?
L’effet de la toxine courte durée dure en général 2 à 3 semaines1. Celui des toxines de type A dure en général 3 à 4 mois, et jusqu’à 6 mois selon le produit9,10. Autrement dit, la toxine qui agit le plus vite est aussi celle qui s’estompe le plus tôt.
Le détail de ces délais, et ce qu’ils signifient en pratique, se trouve sur la page combien de temps la toxine botulique met à agir.
Toxine de longue durée et toxine de courte durée : le comparatif
Le tableau ci-dessous reprend les données des notices officielles des deux familles, ligne par ligne. Il ne désigne pas de gagnant : il décrit deux profils.
Deux familles de toxines, deux profils différents : l’une agit plus vite et moins longtemps, l’autre plus lentement et plus durablement. Aucune n’est meilleure que l’autre : la toxine courte durée vous donne le choix, à décider avec votre médecin.
| Critère | Toxine botulique de longue duréeType A | Toxine botulique de courte duréeSérotype E |
|---|---|---|
| Premiers effets1,2,3,4 | En général 2 à 3 jours (jusqu’à une semaine) | Dès 8 heures |
| Effet maximal5,1,2,4 | Entre la 2e et la 4e semaine | Vers le 7e jour |
| Durée habituelle3,6,7,4 | 3 à 4 mois en général, jusqu’à 6 mois selon le produit | 2 à 3 semaines |
| Zones autorisées en esthétique (France)3,2,8,4 | Rides du lion ; selon le produit, pattes d’oie et rides du front | Rides du lion uniquement |
| Recul8,4 | Plus de 20 ans en esthétique en France (première autorisation esthétique : 2003) | Autorisée dans l’Union européenne depuis juillet 2026 |
| Rythme1,2,4 | Séances espacées d’au moins 3 mois | Usage ponctuel (« occasionnel » selon la notice) |
Aucun essai ne compare directement les deux familles de toxines : ce tableau décrit les données de leurs notices respectives, il ne les classe pas.9
Sources
- 1. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 66865211) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 2. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 61592762) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 3. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 68150775) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 4. Résumé des caractéristiques du produit de la toxine botulique de sérotype E autorisée dans l'Union européenne (annexe I de l'EPAR, version française) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 5. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 69878363) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 6. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 69497348) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 7. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 65066375) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 8. Base de données publique des médicaments : fichier des spécialités (CIS), mis à jour le 29/09/2026 (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 9. Lain E. et al., essai pivot de phase 3 d'une toxine botulique de sérotype E dans les rides glabellaires, Aesthetic Surgery Journal, 2026 (étude financée par le fabricant) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
Chaque ligne est détaillée, avec ses sources et ses nuances, dans notre comparatif des toxines botuliques.
Dans quels cas la toxine de longue durée reste le bon choix
La rapidité n’est pas toujours ce que l’on cherche. La toxine de type A a un long recul en esthétique en France, où la première autorisation date de 20033, et son profil correspond à de nombreuses situations. Les repères ci-dessous sont ceux que décrivent les notices et les études ; ils se discutent en consultation.
Deux profils, un choix à faire avec votre médecin
Dans quels cas la toxine de longue durée reste le bon choix
- Pour un effet qui dure : 3 à 4 mois en général, jusqu’à 6 mois selon le produit, contre 2 à 3 semaines pour la toxine courte durée.1,2,3,4
- Pour un traitement d’entretien sur la durée : la notice de la toxine courte durée prévoit un usage occasionnel, et les données manquent au-delà de 3 injections consécutives sur 18 semaines.3,4
- Pour les pattes d’oie et les rides du front : en France, seules certaines toxines de type A ont ces indications ; la toxine courte durée n’est autorisée que pour les rides du lion.1,5,6,7,3
- Après 65 ans, à discuter : les données sur la toxine courte durée sont limitées et les taux de réponse plus faibles dans cette tranche d’âge. Plusieurs toxines de type A ne sont pas non plus indiquées après 65 ans : il n’y a pas de règle simple, la décision revient au médecin.3,6,5,8
- Pour des séances moins fréquentes : au moins 3 mois entre deux séances de toxine de type A, alors que l’effet de la toxine courte durée dure 2 à 3 semaines.6,5,3
Dans quels cas la toxine courte durée peut être discutée
- Pour une première fois, ou quand on hésite : c’est l’hypothèse avancée par les auteurs de l’étude de phase 3, financée par le fabricant.4
- Pour voir l’effet avant un traitement plus durable : les mêmes auteurs la décrivent comme un « essai ». Une toxine de type A injectée moins de 30 jours après n’a pas été évaluée.4,3
- Pour un effet rapide : premiers effets dès 8 heures, effet maximal vers le 7e jour.3
Ces repères sont généraux. Le choix d’une toxine, et la décision de se faire traiter ou non, se prennent en consultation avec votre médecin.
Sources
- 1. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 68150775) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 2. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 69497348) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 3. Résumé des caractéristiques du produit de la toxine botulique de sérotype E autorisée dans l'Union européenne (annexe I de l'EPAR, version française) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 4. Lain E. et al., essai pivot de phase 3 d'une toxine botulique de sérotype E dans les rides glabellaires, Aesthetic Surgery Journal, 2026 (étude financée par le fabricant) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 5. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 61592762) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 6. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 66865211) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 7. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 65066375) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
- 8. RCP d'une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 69878363) (s’ouvre dans un nouvel onglet)
Deux points méritent d’être soulignés. D’abord, la notice de la toxine courte durée prévoit un usage occasionnel, en raison de son action rapide et de sa courte durée1 : elle n’a pas été pensée pour un traitement d’entretien régulier. Les auteurs de l’essai de phase 3 écrivent d’ailleurs qu’elle n’est pas destinée à un usage au long cours5. Ensuite, l’âge ne suffit pas à trancher : les données sur le sérotype E après 65 ans sont limitées1, mais plusieurs toxines de type A ne sont pas non plus indiquées après cet âge8,10. Il n’y a pas de règle simple : la décision revient au médecin.
Que disent les études ?
L’autorisation européenne repose sur deux essais de phase 3 identiques, menés contre placebo chez 725 adultes au total1. Au 7e jour, 72,1 % et 73,6 % des patients traités avaient une amélioration d’au moins deux grades de leur ride du lion selon l’investigateur, contre 0,8 % et 0 % sous placebo ; selon les patients eux-mêmes, 61,0 % et 67,9 %, contre 0,8 % et 0 %1. Dans un essai de phase 2b, à la dose la plus élevée, 41,9 % des patients avaient une amélioration d’au moins deux grades à 24 heures, contre 93,3 % au 7e jour6.
Ces essais ont été financés par le fabricant, et aucun ne compare la toxine courte durée à une toxine de type A : les auteurs expliquent qu’aucun produit de sérotype E n’était encore commercialisé5.
Aucun essai ne compare directement la toxine courte durée et la toxine de type A : les comparaisons de cette page s’appuient sur leurs notices respectives5.
Le détail des essais, ce qu’ils mesurent vraiment et ce qui manque encore sont présentés sur la page ce que disent les études sur la nouvelle toxine botulique.
Et avant un événement ?
C’est une question fréquente, parce que l’effet de la toxine courte durée apparaît vite. Aucune source sérieuse ne cite toutefois l’usage « avant un événement » comme une indication. Les délais des notices permettent seulement de décrire ce qui se passe le jour J selon la date d’injection et la famille de toxine. C’est ce que fait notre page toxine botulique avant un événement, pour les deux profils, sans recommander l’un plutôt que l’autre.
Un point de prudence y est rappelé : une toxine de type A injectée moins de 30 jours après la toxine courte durée n’a pas été évaluée1. En cas de résultat inattendu peu avant une date importante, aucune correction rapide n’est donc documentée.
Quelles précautions ?
La notice fixe plusieurs repères1 :
- une nouvelle injection moins de 6 semaines après la précédente n’a pas été évaluée1 ;
- plus de 3 injections consécutives au-delà de 18 semaines n’ont pas été évaluées1 ;
- une toxine de type A injectée moins de 30 jours après n’a pas été évaluée1 ; dans une étude de 90 sujets, une toxine de type A injectée au 30e jour a eu un effet similaire, qu’ils aient reçu la toxine courte durée ou un placebo1 ;
- les unités ne sont pas interchangeables avec celles des autres toxines botuliques : la dose d’un produit ne se transpose pas à un autre1.
Comme pour toute toxine botulique, l’injection est contre-indiquée en cas d’allergie à l’un des composants, de maladie qui affecte l’activité musculaire de façon généralisée (comme la myasthénie) ou d’infection ou d’inflammation au point d’injection1. Son utilisation n’est pas recommandée pendant la grossesse ni pendant l’allaitement1. Signalez à votre médecin vos traitements en cours et toute injection récente d’une autre toxine.
Quels effets indésirables ?
Dans les essais, les effets indésirables rapportés sont une chute de la paupière (0,17 % des patients), une chute du sourcil (0,13 %) et une élévation de la queue du sourcil, dite signe de Méphisto (0,04 %)1. La notice rappelle aussi que des douleurs, un gonflement, une rougeur, des saignements ou des bleus au point d’injection ont été associés aux injections de toxine botulique1. Ces chiffres ne se comparent pas à ceux des toxines de type A, mesurés dans d’autres essais, sur d’autres zones et à d’autres doses.
La notice demande de consulter immédiatement un médecin en cas de troubles de la déglutition, de l’élocution ou de la respiration après une injection1.
Le choix se fait en consultation
La toxine courte durée ne rend pas la toxine de longue durée dépassée, et elle n’est pas faite pour tout le monde. Elle offre un profil de plus : un effet qui apparaît vite et qui s’estompe vite, pour une seule zone. Votre médecin vous aidera à savoir si une injection est adaptée à votre situation et, si oui, quelle famille de toxine correspond à ce que vous recherchez.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le « nouveau Botox » dont on parle ?
C’est une toxine botulique de courte durée, autorisée dans l’Union européenne le 15 juillet 2026 pour la seule ride du lion de l’adulte1,2. Elle bloque le même mécanisme que la toxine de type A utilisée depuis des années, mais son effet apparaît plus tôt, dès 8 heures, et dure moins longtemps, en général 2 à 3 semaines1. Elle ne remplace pas la toxine de longue durée : elle ajoute un profil différent, à discuter avec votre médecin.
La nouvelle toxine botulique est-elle disponible en France ?
Elle est autorisée dans toute l’Union européenne, donc en France, depuis le 15 juillet 20262. Au 9 octobre 2026, elle n’avait cependant pas encore de fiche dans la base publique française des médicaments3, et nous n’avons trouvé aucune date publique de mise à disposition en France. Votre médecin pourra vous dire ce qu’il en est au moment de votre consultation.
La toxine courte durée est-elle plus sûre que la toxine de longue durée ?
Aucune étude ne permet de le dire. Il n’existe pas d’essai comparant directement les deux familles de toxines5, et les fréquences d’effets indésirables publiées viennent d’essais différents, menés sur des patients et des doses différents. Les deux familles ont des effets indésirables décrits dans leur notice1,8, à passer en revue avec votre médecin avant toute injection.
Peut-on utiliser la toxine courte durée sur le front ou les pattes d’oie ?
Pas dans le cadre de son autorisation : la toxine courte durée n’est autorisée que pour les rides intersourcilières de l’adulte, quand elles ont un retentissement psychologique important1. Le front et les pattes d’oie relèvent, selon le produit, de certaines toxines de type A, dont les notices prévoient ces zones9. Le choix de la zone et du produit se fait en consultation.
Pourquoi son effet dure-t-il moins longtemps ?
La partie active de la toxine, appelée chaîne légère, ne persiste pas aussi longtemps dans la terminaison nerveuse selon le sérotype : celle de la toxine de type A est la plus persistante, celle du sérotype E la moins persistante7. Quand la terminaison nerveuse redevient fonctionnelle, le muscle retrouve sa contraction. En pratique, l’effet de la toxine courte durée dure en général 2 à 3 semaines1.
Sources
- 1.Résumé des caractéristiques du produit de la toxine botulique de sérotype E autorisée dans l’Union européenne (annexe I de l’EPAR, version française) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Commission européenne (registre de l'Union des médicaments)
- 2.Rapport européen public d’évaluation (EPAR) de la toxine botulique de sérotype E (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Commission européenne (registre de l'Union des médicaments)
- 3.Base de données publique des médicaments : fichier des spécialités (CIS), mis à jour le 29/09/2026 (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments (ministère de la Santé)
- 4.Monographie canadienne de la toxine botulique de sérotype E (date d’autorisation : 22/06/2026) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Santé Canada
- 5.Lain E. et al., essai pivot de phase 3 d’une toxine botulique de sérotype E dans les rides glabellaires, Aesthetic Surgery Journal, 2026 (étude financée par le fabricant) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Aesthetic Surgery Journal (Oxford University Press)
- 6.Lain E. et al., essai de phase 2b à doses croissantes d’une toxine botulique de sérotype E dans les rides glabellaires, Aesthetic Surgery Journal, 2026 (étude financée par le fabricant) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Aesthetic Surgery Journal (Oxford University Press)
- 7.Pirazzini M. et al., Botulinum neurotoxins: biology, pharmacology, and toxicology, Pharmacological Reviews, 2017 (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Pharmacological Reviews
- 8.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 66865211) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 9.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 68150775) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 10.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 69497348) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 11.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 69878363) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments