Cou après Botox problème : raideur, difficulté à avaler
Après une injection de toxine botulique dans le cou, celui-ci peut paraître raide ou faible. Plus rarement, une difficulté à avaler peut apparaître : c’est un signe qui impose d’appeler le 15. Cette page présente les problèmes possibles de cette zone, les signes d’alerte à connaître et renvoie vers une fiche détaillée pour chacun.
Quand appeler le 15
- Difficulté à avaler, sensation de fausse route
- Voix modifiée ou difficulté à articuler
- Gêne pour respirer
- Faiblesse qui gagne la nuque, les bras ou l’ensemble du corps
Troubles respiratoires, de déglutition ou visuels : appelez le 15.
Le cou est la zone de l’atlas où un problème peut devenir sérieux, parce qu’il abrite les muscles de la déglutition et qu’il est proche des voies respiratoires. La toxine botulique y est parfois injectée dans le platysma, le muscle fin et large situé sous la peau du cou, pour atténuer les cordes verticales qu’il dessine. Cette page fait partie de notre guide des problèmes après une injection de toxine botulique, organisé zone par zone.
Quels problèmes peuvent toucher le cou ?
Les problèmes du cou
Deux situations sont présentées. Le cou raide ou faible correspond à une sensation de raideur ou de fatigue en tenant la tête, gênante mais en général sans danger. La difficulté à avaler, ou dysphagie, est la situation qui demande la plus grande vigilance de tout l’atlas.
Les notices décrivent la diffusion de l’effet de la toxine à distance du point d’injection : faiblesse musculaire, troubles de la déglutition et de la parole, pneumonie par inhalation, difficultés à respirer1,2. Elles déconseillent l’injection chez les personnes ayant des antécédents de troubles de la déglutition ou de fausses routes1,2, et soulignent que les personnes atteintes d’une maladie de la jonction entre le nerf et le muscle, même non diagnostiquée, sont exposées à une dysphagie sévère2.
Chaque fiche détaille la cause, le délai d’apparition, la durée et ce qu’il faut faire.
Quels signes doivent faire consulter rapidement ?
Pour le cou, la règle est simple : toute difficulté à avaler, toute modification de la voix ou toute gêne respiratoire après une injection impose d’appeler le 15, sans attendre l’avis du médecin injecteur. Les notices précisent que ces difficultés sont graves et peuvent conduire au décès1 et qu’il faut alors consulter immédiatement2,4. Ces signes peuvent apparaître avec retard : selon l’avertissement d’une toxine de type A aux États-Unis, de quelques heures à plusieurs semaines après l’injection3.
Une raideur simple du cou, sans aucun de ces signes, se signale au médecin qui a réalisé l’injection. Notez la date de l’injection, les zones traitées et le jour d’apparition du problème.
Pourquoi injecte-t-on le cou ?
Les injections du cou visent les cordes verticales dessinées par le platysma. En France, aucune notice ne prévoit cette indication en esthétique1,2 : c’est une pratique hors autorisation. Aux États-Unis, une toxine de type A est autorisée depuis octobre 2024 pour les bandes du cou modérées à sévères liées à l’activité de ce muscle, selon le communiqué du fabricant3. Pour comprendre pourquoi et comment on peut traiter le cou, consultez la fiche de cette zone dans l’atlas « pourquoi et comment ».
Si votre problème concerne plutôt l’angle de la mâchoire, voyez la page sur la mâchoire après une injection des masséters ; s’il touche le bas du visage, la page sur le menton après une injection.
À retenir
- Deux problèmes présentés : cou raide ou faible, difficulté à avaler.
- Une difficulté à avaler, une voix modifiée ou une gêne respiratoire imposent d’appeler le 151,2.
- Ces signes peuvent apparaître plusieurs heures, voire plusieurs semaines après l’injection3.
- L’injection du cou est hors autorisation en France, autorisée aux États-Unis pour un produit3.
Questions fréquentes
Une difficulté à avaler après une injection dans le cou est-elle grave ?
Elle doit toujours être prise au sérieux : appelez le 15. Les notices indiquent que les difficultés à avaler ou à respirer après une injection de toxine botulique sont graves et peuvent conduire au décès1, et demandent de consulter immédiatement un médecin si elles apparaissent2. Elles peuvent survenir avec retard, de quelques heures à plusieurs semaines après l’injection selon l’avertissement d’une toxine de type A aux États-Unis3.
Sources
- 1.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 68150775) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 2.Résumé des caractéristiques du produit de la toxine botulique de sérotype E autorisée dans l’Union européenne (annexe I de l’EPAR, version française) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Commission européenne (registre de l'Union des médicaments)
- 3.Communiqué du fabricant (AbbVie) sur l’autorisation de la FDA pour les bandes du cou, 18/10/2024 (s’ouvre dans un nouvel onglet) — AbbVie (fabricant)
- 4.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 61592762) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments