Menton après Botox problème : menton figé, que faire
Après une injection de toxine botulique sur le menton, souvent pour atténuer un aspect capitonné, le menton peut paraître figé et le mouvement des lèvres changer. Ces effets sont temporaires, et la pratique est hors autorisation en France. Cette page présente les problèmes possibles, les signes qui doivent faire consulter et renvoie vers une fiche pour chacun.
Le menton est animé par un petit muscle, le mentonnier, qui le fait remonter et plisse la peau quand on fait la moue ou qu’on serre les lèvres. Chez certaines personnes, sa contraction donne au menton un aspect capitonné, en « peau d’orange »5. Cette page fait partie de notre guide SOS en cas de problème après une injection, organisé zone par zone.
Quels problèmes peuvent toucher le menton ?
Les problèmes du menton
La situation présentée dans l’atlas est le menton figé : un menton qui ne bouge plus comme avant, parfois accompagné d’une gêne dans le mouvement de la lèvre inférieure. La seconde situation est un menton toujours en peau d’orange, ou devenu bosselé, après l’injection : une partie du muscle relâchée de façon incomplète ou inégale peut former un bombement paradoxal, décrit par un consensus d’experts4 et dans un cas publié, apparu dès le lendemain de l’injection5. Elle est détaillée dans la fiche menton en peau d’orange ou bosselé après une injection.
Il faut le dire clairement : les problèmes après une injection du menton sont peu documentés. Le menton capitonné figure parmi les zones abordées par un consensus d’experts publié en 20041, mais les notices officielles ne décrivent pas cette injection, puisque ce n’est pas une indication autorisée, et nous n’avons pas trouvé de source sérieuse chiffrant ses effets indésirables. Ce que l’on sait de façon générale s’applique : l’effet de la toxine est temporaire et disparaît à mesure que les terminaisons nerveuses redeviennent fonctionnelles3.
Quels signes doivent faire consulter rapidement ?
Un menton un peu figé est gênant mais sans danger. Consultez rapidement si vous avez du mal à garder les liquides en bouche, à manger ou à articuler, ou si la lèvre inférieure tombe nettement. Une rougeur chaude et douloureuse qui s’étend au point d’injection peut traduire une infection locale, décrite parmi les réactions possibles3.
Une gêne pour avaler, une difficulté à parler ou à respirer impose d’appeler le 15 : les notices les décrivent comme les signes, rares, d’une diffusion de la toxine à distance, qui demandent de consulter immédiatement2,3.
Avant de consulter, notez la date de l’injection et le jour d’apparition du problème. Recontactez si possible le médecin qui a réalisé l’injection : il sait quels points ont été traités et avec quel produit.
Pourquoi injecte-t-on le menton ?
L’injection du menton vise à atténuer l’aspect capitonné de la peau, le « menton en fossettes » décrit par le consensus d’experts de 20041. Aucune notice française ne prévoit cette indication : les toxines de type A ont des indications esthétiques limitées aux rides du lion, des pattes d’oie et du front selon les produits2, et la toxine botulique de courte durée (sérotype E) à la seule ride du lion3. C’est donc une pratique hors autorisation, qui se discute avec le médecin. Pour comprendre pourquoi et comment on peut traiter le menton, consultez la fiche de cette zone dans l’atlas « pourquoi et comment ».
Le menton est voisin des lèvres et de la mâchoire : si votre problème touche surtout la bouche, voyez la page sur les lèvres après une injection ; s’il concerne la mastication ou l’angle de la mâchoire, la page sur la mâchoire après une injection des masséters.
À retenir
- Deux problèmes présentés : le menton figé, parfois avec une gêne de la lèvre inférieure, et le menton resté en peau d’orange ou devenu bosselé4,5.
- Le traitement du menton est une pratique hors autorisation en France2,3.
- Les effets indésirables propres au menton sont peu documentés ; ils restent temporaires3.
- Difficulté à boire, manger ou articuler : consultez ; gêne pour avaler ou respirer : appelez le 15.
Questions fréquentes
La toxine botulique est-elle autorisée pour le menton ?
Non, pas en esthétique en France. Les notices françaises des toxines de type A limitent leurs indications esthétiques aux rides du lion, des pattes d’oie et du front selon les produits2, et la toxine courte durée n’est autorisée que pour la ride du lion3. Le menton capitonné figure parmi les zones abordées par un consensus d’experts publié en 20041, mais son traitement reste une pratique hors autorisation, à discuter avec votre médecin.
Sources
- 1.Carruthers J. et al., consensus d’experts sur la toxine botulique en esthétique faciale, Plastic and Reconstructive Surgery, 2004 (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Plastic and Reconstructive Surgery
- 2.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 68150775) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 3.Résumé des caractéristiques du produit de la toxine botulique de sérotype E autorisée dans l’Union européenne (annexe I de l’EPAR, version française) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Commission européenne (registre de l'Union des médicaments)
- 4.Fundarò S. et al., consensus italien et revue sur le traitement des muscles du bas du visage par toxine botulique de type A, Toxins, 2026 (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Toxins (MDPI)
- 5.Yu N. et al., bombement paradoxal du muscle mentonnier après injection de toxine botulique de type A : cas clinique, Journal of Cosmetic Dermatology, 2020 (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Journal of Cosmetic Dermatology