Nez après Botox problème : effet excessif, pointe qui tombe
Après une injection de toxine botulique sur le nez, pour les petites rides du haut du nez ou pour la pointe, l’effet peut être trop marqué ou la pointe paraître tomber. Ces pratiques sont hors autorisation en France et leurs effets indésirables peu documentés. Cette page présente les problèmes possibles et quand consulter.
Le nez peut être traité par la toxine botulique pour deux raisons : atténuer les petites rides obliques qui apparaissent sur le haut du nez quand on fronce le nez ou qu’on rit, souvent appelées « bunny lines », ou modifier légèrement la position de la pointe. Cette page fait partie de notre atlas SOS après une injection de toxine botulique, organisé zone par zone.
Quels problèmes peuvent toucher le nez ?
Les problèmes du nez
Deux situations sont présentées dans l’atlas : un effet trop marqué sur les rides du nez, qui donne un haut du visage moins mobile qu’attendu, et une pointe du nez qui paraît tomber. Chacune a sa fiche, qui détaille ce que l’on sait de sa cause, de son délai d’apparition et de sa durée.
Il faut le dire clairement : ces deux situations sont peu documentées. Les notices officielles ne décrivent pas les injections du nez, puisque ce n’est pas une indication autorisée, et nous n’avons pas trouvé de source sérieuse donnant la fréquence de leurs effets indésirables. Ce que l’on sait de façon générale s’applique néanmoins : l’effet d’une toxine botulique est temporaire, et un effet non souhaité dure au plus le temps de l’effet du produit2.
Quels signes doivent faire consulter rapidement ?
Un nez un peu trop figé est gênant mais sans danger. Consultez rapidement si la lèvre supérieure ou le sourire sont nettement modifiés au point de gêner pour manger ou pour parler, ou si un œil devient douloureux ou si la vision se trouble. Une rougeur chaude et douloureuse qui s’étend au point d’injection peut traduire une infection locale, décrite parmi les réactions possibles après une injection2.
Une gêne pour avaler, parler ou respirer impose d’appeler le 15 : ce sont les signes, rares, d’une diffusion de la toxine à distance1,2.
Avant de consulter, notez la date de l’injection et le jour d’apparition du problème. Recontactez si possible le médecin qui a réalisé l’injection : lui seul sait quels points ont été traités et avec quel produit.
Pourquoi injecte-t-on le nez ?
Les rides du haut du nez sont dues à un petit muscle qui plisse la peau quand on fronce le nez. Un consensus d’experts publié en 2004 cite ces « bunny lines » parmi les zones du visage qui peuvent être traitées au-delà de la ride du lion3. Mais aucune notice française ne prévoit d’indication esthétique pour le nez : les toxines de type A sont autorisées en esthétique pour les rides du lion, des pattes d’oie et du front selon les produits1, et la toxine botulique de courte durée (sérotype E) pour la seule ride du lion2. Il s’agit donc d’une pratique hors autorisation. Pour comprendre pourquoi et comment on peut traiter les rides du nez, consultez la fiche de cette zone dans l’atlas « pourquoi et comment ».
Le nez est voisin de la zone des yeux et de celle du sourire : si votre problème touche plutôt le coin de l’œil, voyez la page sur les problèmes autour des yeux ; s’il touche la lèvre supérieure, la page sur le sourire après une injection.
À retenir
Questions fréquentes
La toxine botulique est-elle autorisée pour le nez ?
Non, pas en esthétique en France. Les notices françaises des toxines de type A limitent leurs indications esthétiques aux rides du lion, des pattes d’oie et du front selon les produits1, et la toxine courte durée n’est autorisée que pour la ride du lion2. Les rides du nez figurent parmi les zones abordées par un consensus d’experts publié en 20043, mais leur traitement reste une pratique hors autorisation, à discuter avec votre médecin.
Sources
- 1.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 68150775) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 2.Résumé des caractéristiques du produit de la toxine botulique de sérotype E autorisée dans l’Union européenne (annexe I de l’EPAR, version française) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Commission européenne (registre de l'Union des médicaments)
- 3.Carruthers J. et al., consensus d’experts sur la toxine botulique en esthétique faciale, Plastic and Reconstructive Surgery, 2004 (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Plastic and Reconstructive Surgery