Yeux après Botox problème : pattes d’oie, œil sec, que faire
Après une injection de toxine botulique au coin des yeux, les pattes d’oie peuvent paraître trop figées, l’œil peut devenir sec, la paupière peut gonfler, et le sourire peut parfois changer. Ces effets sont connus et temporaires. Cette page les présente, indique les signes qui doivent faire consulter et renvoie vers une fiche pour chacun.
Les pattes d’oie, ces petites rides en éventail au coin des yeux, sont l’une des zones traitées par la toxine botulique. Le muscle injecté, l’orbiculaire de l’œil, entoure l’œil et participe à la fermeture des paupières : c’est ce qui explique la plupart des problèmes possibles dans cette région. Cette page fait partie de notre guide en cas de problème après une injection, organisé zone par zone.
Quels problèmes peuvent toucher la zone des yeux ?
Les problèmes autour des yeux
Deux situations sont propres à cette zone : des pattes d’oie trop figées, qui donnent un sourire moins expressif du regard, et une sécheresse de l’œil. Deux autres fiches, rattachées à d’autres zones, peuvent aussi suivre une injection au coin de l’œil : la paupière gonflée et le sourire asymétrique.
Les notices décrivent ces effets. Après le traitement des pattes d’oie, une toxine de type A classe comme fréquents le gonflement de la paupière, la sécheresse de l’œil et l’hématome au point d’injection1. Avec un autre produit, l’hématome au point d’injection est fréquent et le gonflement de la paupière peu fréquent2. La même notice que la première recommande d’éviter d’injecter trop près du muscle grand zygomatique, qui relève le coin de la bouche, pour ne pas faire tomber la lèvre1 : c’est ce qui peut modifier le sourire.
Chaque fiche détaille la cause, le délai d’apparition, la durée et ce qui peut aider.
Quels signes doivent faire consulter rapidement ?
Des pattes d’oie un peu trop lisses sont gênantes mais sans danger. L’œil, en revanche, mérite une attention particulière. Consultez rapidement en cas d’œil douloureux ou rouge, de sécheresse importante, de difficulté à fermer complètement l’œil, de vision trouble ou double1,2,3. La notice de la toxine botulique de courte durée (sérotype E) rappelle qu’une diminution du clignement peut conduire à des lésions de la cornée, qui demandent un traitement rigoureux3. Une gêne pour avaler, parler ou respirer impose d’appeler le 15.
Notez la date de l’injection et le jour d’apparition du problème, et recontactez si possible le médecin qui a réalisé l’injection.
Pourquoi injecte-t-on le coin des yeux ?
En se contractant, notamment quand on sourit, l’orbiculaire plisse la peau au coin de l’œil. Le relâcher atténue les pattes d’oie. Pour cette zone, seules certaines toxines de type A ont une indication esthétique en France1,2 ; la toxine courte durée n’est autorisée que pour la ride du lion3. Avec ces toxines de type A, l’effet sur les pattes d’oie a été démontré jusqu’à 4 mois1,2 : c’est aussi la durée maximale habituelle d’un effet non souhaité. Pour savoir pourquoi et comment on traite les pattes d’oie, consultez la fiche de cette zone dans l’atlas « pourquoi et comment ».
Si c’est surtout la paupière qui a changé, voyez la page sur les paupières après une injection ; si c’est le sourire, la page sur le sourire modifié après une injection.
Questions fréquentes
Pourquoi l’œil peut-il devenir sec après une injection ?
Le muscle injecté au coin de l’œil, l’orbiculaire, est aussi celui qui ferme les paupières. S’il est trop relâché, le clignement peut diminuer : la notice de la toxine courte durée rappelle que cette diminution, décrite avec d’autres toxines, peut entraîner une sécheresse de l’œil, voire des lésions de la cornée3. Avec une toxine de type A, la sécheresse de l’œil est un effet fréquent après le traitement des pattes d’oie1. Un œil douloureux, rouge ou une vision trouble doivent faire consulter rapidement.
Sources
- 1.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 61592762) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 2.RCP d’une toxine botulique de type A autorisée en esthétique en France (BDPM, CIS 68150775) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Base de données publique des médicaments
- 3.Résumé des caractéristiques du produit de la toxine botulique de sérotype E autorisée dans l’Union européenne (annexe I de l’EPAR, version française) (s’ouvre dans un nouvel onglet) — Commission européenne (registre de l'Union des médicaments)